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Parcours précédant l'ouverture du Cepsy à Paris.
CEPSI centre d'études psychodramatiques créé en 1997 para Carolina Becerril-Maillefert à Mexico.
Formée en tant que Directeur en psychodrame à l'Institut Jacob L. Moreno de Buenos Aires,Argentine.
* A Mexico, 2 groupes ont terminé la formation de directeur en psychodrame.
* Un autre groupe adapté aux professionnels de la santé, et une troupe de Théâtre spontané se sont formés à Morelia, Michoacán.
* Un groupe de création plus récente a vu le jour à Acapulco en 2005.
* Animation de nombreux ateliers et cours donnés pendant les 10 dernières années tant à travers le pays qu'au niveau international en Argentine, au Brésil, au Canada, au Chili, en Espagne, en Israel, au Portugal et en Turquie.
* La revue "RELATOS" éditée par nos soins rendait compte des événements marquants.
Parmi les personnalités invitées par le Cepsy au Mexique, (échange dont je poursuivrai la promotion)
Prof. Bustos M. Dalmiro (Arg. à l'origine de mon projet CEPSI,Mex et soutien permanent dans mes travaux et recherches psychodramatiques. FONSECA F. José (BR.), GARAVELLI Marilén (Arg.)
KAES René (Fr.) KARP Marcia (U.K.),MANTERO Alejandro (Arg.) NOSEDA Elena (Arg.),
TORRES GODOY Pedro (Chili) TARNOVSKY Daniel (Arg.) VILASECA Guillermo (Arg.)
Merci à ceux qui sont venus au cours de ces dix années partager cette expérience avec moi et la présenter à mes élèves.
Pourquoi j'enseigne le psychodrame?
Parce que le psychodrame est une méthode très riche en possibilités d'applications. Elle intègre corps et paroles, action et discours et le développement des scènes, rapproche du théâtre -dont Moreno s'est d'abord servi dans un but thérapeutique. Le psychodrame puise aussi ses racines dans la psychologie et dans la sociologie et peut être développé dans des groupes très conséquents.
Ma première expérience en psychodrame:
Etant psychanalyste moi-même, j'ai participé à un atelier de "psychodrame thérapeutique" animé par le Dr. Dalmiro M. Bustos. Expérience bouleversante:pour la première fois, je vivais le travail dans l'action et prenais conscience de cette composante majeure. Alors que dans ma psychanalyse s'étaient exprimées la plainte, la douleur, l'impuissance liées à une personne importante de ma vie, le psychodrame me faisait tout à coup découvrir la place et le rôle que j'occupais pour cette personne dont je me plaignais et qui provoquait dans ma relation une souffrance psychique.
J'ai voulu apprendre cette méthode pour aider aussi mes patients, quand la psychanalyse ne me permettait pas d'aller plus loin et qu'il me fallait comprendre d'une autre facon une situation donnée.
Actuellement les deux outils me sont indispensables dans ma pratique quotidienne.
Passer de la facon -divan ou face à face immobile.- n'a pas été facile pour moi. Je me suis livrée à un travail de réflexion approfondi sur moi-même, et ai dû comprendre comment dompter les émotions (angoisses, hésitations, craintes) qui m'assaillaient avant de pouvoir quitter MON SIÈGE et aller à la rencontre de l'Autre, et des Autres.
Et... ce faisant, j'ai commencé mon périple -voyages 2 fois par an durant 15 jours à Buenos Aires, Arg. pendant 6 ans 1991-1997 pour apprendre auprès de Dalmiro. Toute une aventure et une expérience merveilleuses avec "tous mes compagnons"du vécu psychodramatique.
Je remercie également tous ces professeurs qui sans le savoir - pour certains- ont donné à ma vie le sens de l'engagement et du partage avec ceux qui viennent à leur tour apprendre de mon expérience notamment: Zerka Moreno, Marcia Karp et Mario Buchbinder.
Avant de dire ce qui m'a fascinée dans le psychodrame, j'évoquerai la méprise attachée au mot "psychodrame" dont on ne connaît que la définition courante. Le mot drame éveille des fantasmes, des peurs, des angoisses et pourtantMoreno a demandé à ce qu'on écrive en épitaphe "je veux être reconnu comme celui qui a ramené le rire à la psychiatrie".
À travers le travail psychodramatique, on se découvre autrement, plus spontané, on retrouve -sans doute- ses fantasmes, on s'approche de ses craintes, on les touche, on les travaille, mais aussi on retrouve l'enfant perdu quelque part dans les interdits et répressions. |